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Quand une IRM est-elle nécessaire ?

Douleur qui dure, maux de tête inhabituels, traumatisme mal guéri : face à un symptôme, beaucoup de patients se demandent s’il faut passer une IRM. Cet examen d’imagerie est très précis, mais il n’est pas utile dans toutes les situations. Voici dans quels cas il est vraiment nécessaire, quand il peut être évité et comment il se déroule.

Qu’est-ce qu’une IRM ?

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) utilise un puissant champ magnétique et des ondes radio pour obtenir des images détaillées de l’intérieur du corps. Elle n’utilise pas de rayons X. Elle est particulièrement efficace pour visualiser les tissus mous : cerveau, moelle épinière, muscles, tendons, ligaments, cartilages, organes du ventre et du pelvis.

Les situations où l’IRM est le plus souvent nécessaire

L’IRM est prescrite lorsque les autres examens ne suffisent pas à comprendre l’origine d’un symptôme, ou lorsqu’un diagnostic précis est indispensable pour choisir un traitement.

Une douleur articulaire qui persiste ou un traumatisme

Après une entorse, un choc ou un faux mouvement, une douleur qui dure au genou, à l’épaule, à la hanche, à la cheville ou au poignet peut cacher une lésion d’un ligament, d’un ménisque, d’un tendon ou du cartilage. La radiographie montre les os, mais pas ces structures : l’IRM prend alors le relais.

Des symptômes neurologiques

Des maux de tête inhabituels ou de plus en plus fréquents, des vertiges persistants, des troubles de la vision, une faiblesse soudaine ou des fourmillements inexpliqués justifient souvent une IRM cérébrale. Elle est aussi essentielle pour le diagnostic et le suivi d’une maladie comme la sclérose en plaques, ou pour rechercher les séquelles d’un accident vasculaire cérébral.

Un mal de dos avec des signes particuliers

Une sciatique ou une douleur de la nuque qui irradie dans un membre, qui dure malgré le traitement ou qui s’accompagne d’une perte de force, doit faire envisager une IRM de la colonne. Elle permet de visualiser les disques, les nerfs et la moelle, et de repérer une hernie discale ou un canal rétréci.

Le ventre et le pelvis

L’IRM est utile pour explorer le foie, le pancréas, les voies biliaires, la prostate, l’utérus et les ovaires. Elle est notamment recommandée dans le bilan de l’endométriose, d’un fibrome ou d’une anomalie repérée à l’échographie.

La recherche et le suivi de maladies graves

L’IRM participe au bilan d’extension et au suivi de certains cancers, ainsi qu’à la caractérisation d’une masse découverte lors d’un autre examen. Elle permet de comparer les images dans le temps, sans irradiation.

Quand une IRM n’est pas toujours nécessaire

Plus d’imagerie ne veut pas dire de meilleurs soins. Dans certains cas, l’IRM n’apporte rien et peut même conduire à des découvertes sans importance qui inquiètent inutilement.

  • Une lombalgie aiguë récente, sans signe d’alerte, guérit le plus souvent en quelques semaines avec des antalgiques et une activité adaptée, sans imagerie.
  • Un mal de tête banal, ancien et sans changement, ne demande pas d’IRM systématique.
  • Une douleur articulaire récente et modérée peut d’abord être évaluée par un examen clinique et une radiographie.

Le but n’est pas de multiplier les examens, mais de choisir celui qui changera réellement la prise en charge. C’est votre médecin qui juge de l’intérêt de l’examen. Il tient compte de vos symptômes, de leur durée et des résultats de l’examen clinique.

Les signes d’alerte qui doivent faire consulter rapidement

Certains symptômes nécessitent un avis médical rapide, voire urgent, et peuvent conduire à une IRM sans attendre :

  • une faiblesse soudaine d’un bras ou d’une jambe, ou un visage qui s’affaisse ;
  • des troubles de la parole ou de la vision d’apparition brutale ;
  • un mal de tête très violent, inhabituel, d’installation brutale ;
  • des troubles urinaires ou une perte de sensibilité autour des organes génitaux, associés à un mal de dos ;
  • une douleur associée à de la fièvre ou à une perte de poids inexpliquée.

Dans ces situations, appelez le 15 ou rendez-vous aux urgences sans attendre un rendez-vous d’imagerie.

IRM, scanner, échographie ou radiographie : lequel choisir ?

Ces examens sont complémentaires. La radiographie visualise surtout les os. L’échographie est simple et sans rayons, utile pour les tendons, les organes superficiels ou le pelvis. Le scanner est rapide et très performant pour les os, les poumons et les urgences. L’IRM, enfin, offre la meilleure précision pour les tissus mous, au prix d’un examen plus long. Le choix revient à votre médecin et au radiologue.

Comment se déroule une IRM ?

L’examen est indolore. Vous êtes allongé sur une table qui glisse dans un tunnel ouvert aux deux extrémités. Il faut rester immobile et supporter un bruit fort, d’où la remise de bouchons ou d’un casque. L’examen dure en général entre 15 et 45 minutes selon la région explorée.

Un produit de contraste, le gadolinium, est parfois injecté dans une veine du bras pour mieux visualiser certaines lésions. Cette injection n’est pas systématique.

Les contre-indications à connaître

Comme l’IRM utilise un champ magnétique puissant, signalez toujours à l’équipe :

  • un pacemaker, un défibrillateur ou tout autre dispositif implanté ;
  • des clips, prothèses, implants ou fragments métalliques dans le corps ;
  • une grossesse possible ou en cours ;
  • une claustrophobie, qui peut être prise en charge avec des mesures adaptées ;
  • une maladie des reins ou une allergie, si une injection est prévue.

Beaucoup d’implants récents sont compatibles avec l’IRM, mais cela doit être vérifié avant l’examen.

RDV IRM en ligne

Prenez rendez-vous pour une IRM dans nos centres

Prise de rendez-vous IRM – Paris 75002

Prise de rendez-vous IRM – Paris 75009 – Pôle Santé Bergère

Prise de rendez-vous IRM – Paris 75009 – Clinique Drouot

Prise de rendez-vous IRM – Paris 75015

Comment obtenir une IRM ?

Pour réaliser une IRM, vous avez besoin d’une ordonnance de votre médecin traitant ou d’un spécialiste. Apportez-la le jour du rendez-vous, avec vos examens précédents et la liste de vos traitements. Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne dans les centres d’imagerie IMPC, à Paris. Avant l’examen, vous remplissez un court questionnaire de sécurité, et l’équipe vous explique le déroulement et répond à vos questions. Le radiologue interprète les images et transmet un compte rendu à votre médecin, qui vous explique les résultats.

Questions fréquentes

Peut-on passer une IRM sans ordonnance ?

En général non. Une prescription médicale est nécessaire pour réaliser l’examen et, le plus souvent, pour obtenir un remboursement par l’Assurance Maladie.

L’IRM est-elle dangereuse ?

L’IRM n’utilise pas de rayons X et n’est pas irradiante. Les principaux risques concernent les objets métalliques et certains implants, d’où l’importance du questionnaire de sécurité rempli avant l’examen.

L’IRM fait-elle mal ?

Non, l’examen est indolore. Il peut être bruyant et demande de rester immobile, ce qui peut être fatigant pour une douleur déjà présente.

Peut-on passer une IRM si l’on est claustrophobe ?

Oui, dans la plupart des cas, avec des conseils adaptés, un accompagnement par l’équipe et parfois un traitement léger prescrit par le médecin. Parlez-en lors de la prise de rendez-vous.

Combien de temps faut-il attendre pour obtenir une IRM ?

Le délai varie selon les centres et l’urgence de la situation. Les cas urgents sont pris en charge plus rapidement, sur avis du médecin.

Faut-il être à jeun pour une IRM ?

Cela dépend de la région examinée. Pour une IRM du ventre, un jeûne de quelques heures est souvent demandé. Suivez les consignes données lors de la prise de rendez-vous.

 

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